À cette occasion, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a insisté sur la nécessité de faire de la santé un pilier des investissements en faveur du capital humain.


Pour Pierre Dimba, l’amélioration du capital humain passe nécessairement par le renforcement du système de santé. "On ne peut pas parler de capital humain sans parler de santé. Investir dans la santé, c’est investir dans le développement du pays", a-t-il souligné.


Dans cette perspective, la Couverture maladie universelle (CMU) constitue un levier important pour élargir l’accès aux soins de qualité, particulièrement pour les populations vulnérables. Elle vise également à réduire le risque d’appauvrissement des ménages lié aux dépenses de santé.


Au-delà de l’accès aux soins, plusieurs domaines ont été identifiés comme déterminants pour bâtir un capital humain durable. Il s’agit notamment de la prévention, de la nutrition, de la santé maternelle et infantile, du développement de la petite enfance ainsi que de l’amélioration continue de la qualité des soins.


Par ailleurs, la Côte d’Ivoire entend renforcer sa sécurité sanitaire en développant davantage la production pharmaceutique locale. Cette orientation vise notamment à réduire la dépendance aux importations et à lutter contre le recours aux médicaments de la rue, tout en consolidant progressivement la souveraineté sanitaire du pays.


Ainsi, l’Indice du capital humain élargi offre une nouvelle grille de lecture des facteurs qui contribuent au développement des populations. Dans le cadre du PND 2026-2030, son exploitation devrait permettre de mieux orienter les politiques publiques et les investissements vers les secteurs déterminants pour le bien-être et la productivité des Ivoiriens.


En plaçant la santé au cœur de cette stratégie, la Côte d’Ivoire entend faire de l’investissement dans l’humain un levier durable de transformation économique et sociale.