La solidarité s’est une nouvelle fois mobilisée en faveur des femmes confrontées au cancer du sein. À l’occasion d’Octobre Rose 2026, la Fondation africaine pour la paix par le développement (FAPD) a organisé la troisième édition de son dîner-gala de bienfaisance. Cette initiative a permis de réunir plus d’un million de francs CFA destinés à accompagner plusieurs femmes vulnérables dans leur parcours de soins.


Après les étapes de Cocody et d’Adjamé, la fondation a renouvelé son engagement en faveur des femmes malades, avec un objectif clair : leur permettre de poursuivre leurs traitements malgré les difficultés financières et leur apporter un soutien moral face à la maladie.


La mobilisation a débuté dans la matinée à la médiathèque de Yopougon par une séance de fitness, suivie d’une marche réunissant de nombreuses femmes venues de différentes communes du district d’Abidjan. Ces activités ont permis de sensibiliser le public à l’importance de la prévention et du dépistage précoce du cancer du sein.


La journée s’est poursuivie avec une conférence animée par le docteur Akafou, du Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), ainsi qu’une séance de dépistage. À travers ces actions, la FAPD a voulu associer l’information sanitaire à une démarche concrète de prévention.


Dans la soirée, le dîner-gala organisé au Plateau a donné une dimension financière à cette mobilisation. Le témoignage d’une femme ayant vaincu le cancer a notamment rappelé que la maladie peut être surmontée. Une vente aux enchères et une collecte de fonds ont ensuite contribué à réunir les ressources destinées aux femmes en difficulté.


Représentant le maire de Yopougon, Adama Bictogo, parrain de cette édition, Mme Coulibaly, sixième adjointe au maire, a salué une initiative qui place l’entraide au cœur de la lutte contre le cancer du sein. Elle a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective afin de faciliter l’accès aux soins des femmes les plus vulnérables.


Pour Corine Baguinoff Kadra, présidente de la FAPD, la bienfaisance ne se limite toutefois pas à une aide financière. Elle implique également une présence auprès des malades, une écoute attentive et un accompagnement moral et psychologique tout au long des traitements.


"Les femmes atteintes du cancer ont besoin de soutien pour financer leurs soins, poursuivre leurs traitements et retrouver leur dignité. Elles ont également besoin d’écoute, d’amour et d’accompagnement psychologique", a-t-elle souligné.


Cette approche humaine de la maladie a également été défendue par le docteur Ehui Louis Bernard, représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture universelle, Pierre Dimba, patron de cette troisième édition. Il a rappelé que le cancer affecte non seulement la patiente, mais aussi sa famille et son entourage.


"Derrière chaque diagnostic, il y a une femme, une famille, des espoirs et des projets de vie", a-t-il indiqué, appelant à une réponse collective fondée sur la prévention et la solidarité.


De son côté, Désirée Djomand, présidente mondiale du conseil d’administration d’Africa Femmes Initiatives Positives (AFIP), a plaidé pour le renforcement des actions de sensibilisation. Elle a souligné l’importance d’une mobilisation concertée pour mieux faire face au cancer du sein.


Ayé Sonan Françoise, présidente du Rotary Club Abidjan Massina, a, pour sa part, relevé le rôle de ces initiatives dans l’information des femmes et l’orientation vers une prise en charge rapide. « Le cancer ne choisit ni l’âge, ni la profession, ni le statut social », a-t-elle rappelé.


Avec plus d’un million de francs CFA mobilisés, la troisième édition du dîner-gala de la FAPD constitue ainsi un appui concret pour des femmes confrontées à la maladie et à la précarité. Au-delà du montant collecté, l’enjeu reste de leur permettre de poursuivre leurs traitements, de préserver leur dignité et de ne pas affronter seules cette épreuve.


Car si Octobre Rose met chaque année en lumière la lutte contre le cancer du sein, l’accompagnement des malades doit se poursuivre bien au-delà de ce mois de sensibilisation. Pour la FAPD, la solidarité doit se traduire dans la durée par des gestes capables de soutenir les femmes dans leur combat pour la vie.