À Rome, le gouvernement italien a annoncé en mars 2026 un ensemble de mesures visant à restreindre l’accès à la nationalité italienne, notamment par filiation. Désormais, la transmission automatique de la citoyenneté est limitée à deux générations, c’est-à-dire aux personnes ayant un parent ou un grand-parent né en Italie.
Selon les autorités, cette décision répond à une augmentation significative des demandes ces dernières années, en particulier en provenance de descendants d’Italiens installés en Amérique latine et ailleurs. « Il s’agit de garantir que la citoyenneté italienne conserve sa valeur et son sens », a déclaré un responsable gouvernemental.
Autre changement notable, les Italiens résidant à l’étranger devront désormais démontrer un lien concret et continu avec leur pays d’origine. Cela peut inclure la participation aux élections, le renouvellement régulier de documents administratifs ou encore une présence active dans les institutions italiennes à l’étranger.
Pour Giorgia Meloni, cette réforme s’inscrit dans une volonté de responsabilisation. « Être citoyen italien ne doit pas être une simple formalité administrative, mais un engagement réel envers la nation », a-t-elle affirmé lors d’une intervention officielle.
Le gouvernement justifie également ces mesures par la nécessité de lutter contre certains abus, notamment la multiplication de démarches perçues comme opportunistes. Les autorités évoquent une forme de "commercialisation " des passeports italiens, dans un contexte où la nationalité donne accès à l’ensemble des droits liés à l’Union européenne.
Historiquement, l’Italie applique le principe du jus sanguinis (droit du sang), permettant à des millions de personnes dans le monde de revendiquer la nationalité italienne sur la base de leurs origines. Cette ouverture a contribué à faire de l’Italie l’un des pays européens les plus accessibles en matière de citoyenneté par filiation.
Cette réforme intervient dans un contexte politique marqué par une volonté de contrôle accru des questions migratoires et d’identité nationale. Elle suscite déjà des réactions contrastées, notamment au sein de la diaspora italienne, attachée à ce droit historique.
Si le gouvernement défend une mesure de régulation, certains observateurs y voient un tournant dans la proccédure d’accès à la citoyenneté en Italie.
À terme, ces nouvelles dispositions pourraient redéfinir les relations entre l’Italie et sa diaspora, tout en influençant les politiques de nationalité dans d’autres pays européens confrontés à des enjeux similaires.
Contactez-nous au +225 XX XX XX XX
Réservation: contact@media-actus.ci
Laissez un commentaire