Dely Soumahoro s’exprimait à l’ouverture de l’atelier consacré à la validation du volet narratif des projets du Document de Programmation pluriannuelle des Dépenses-Projet annuel de Performance (DPPD-PAP) et du Document de Présentation du Cadre de Performance (DPCP) 2027-2029. Ces deux outils constituent les piliers du Budget-Programme, une réforme majeure visant à instaurer une plus grande cohérence entre les objectifs de développement, les allocations budgétaires et les résultats effectivement atteints.


Parmi les priorités affichées, figurent des objectifs aussi bien conjoncturels que structurels. Il s’agira d’abord d’assurer la clôture du programme économique et financier 2023-2026 en cours avec le FMI, tout en maintenant un cadre macroéconomique et financier solide. La mobilisation accrue des ressources intérieures pour financer les priorités gouvernementales sera également au cœur des préoccupations, tout comme l’accélération de la réforme des finances publiques.


Le ministère entend par ailleurs poursuivre l’exécution de la stratégie de réforme du secteur financier, suivre rigoureusement l’exécution du budget 2026 et préparer dans les délais constitutionnels l’avant-projet de loi de finances 2027. Un volet important concerne également la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, avec l’exécution des actions résiduelles issues des recommandations du GAFI en vue de la sortie de la Côte d’Ivoire de la liste grise. Enfin, le renforcement du dialogue avec le secteur privé viendra compléter ce dispositif.


"La conduite efficace des missions de notre département ministériel dépendra grandement de la qualité et du contenu du DPPD-PAP qui sera élaboré ", a insisté Dely Soumahoro, soulignant l’importance stratégique de ces documents pour l’allocation efficiente des crédits budgétaires et la reddition des comptes.


À travers la déclinaison de ces huit priorités, le ministère des Finances pose les jalons d’une gestion publique encore plus rigoureuse et tournée vers les résultats. Derrière les acronymes techniques et les objectifs chiffrés, c’est une ambition simple qui se dessine : faire en sorte que chaque franc public dépensé produise un effet tangible pour les citoyens. Dans un contexte de réformes exigeantes, cet atelier de Yamoussoukro n’est pas une simple formalité administrative ; il est le laboratoire où se prépare la performance de l’État pour les trois ans à venir. Et c’est à l’aune des résultats obtenus que les Ivoiriens jugeront, in fine, la pertinence de ces choix