Tout en saluant le professionnalisme des forces de l'ordre, dont la mobilisation a permis la tenue apaisée des élections présidentielle et législatives de 2025, le ministre a mis en garde contre la persistance de menaces sécuritaires, en particulier le risque terroriste dans le nord du pays. Il a insisté sur la nécessité d'une vigilance accrue, d'une meilleure coordination des services et d'un renforcement des capacités d'anticipation face à cette menace qui demeure préoccupante.


Le ministre a également placé la police de proximité au cœur de la stratégie sécuritaire nationale. Selon lui, cette approche est essentielle pour renforcer la confiance entre les populations et les forces de l'ordre, avec l'appui de partenaires techniques et financiers tels que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) .


Sur le plan de la discipline, le général Vagondo Diomandé a été sans équivoque. Il a exhorté les agents à faire preuve d'intégrité et d'exemplarité, rappelant que tout manquement fera l'objet de sanctions. Il a réaffirmé l'engagement de l'État à poursuivre la modernisation et l'équipement des forces de sécurité, notamment à travers l'intégration des technologies et le développement de la cybersécurité.


Le directeur général de la Police nationale, l'Administrateur général de police Youssouf Kouyaté, a inscrit cette rencontre dans une dynamique d'évaluation et de projection stratégique. Il a dressé le bilan des activités de l'année écoulée, mettant en exergue plusieurs acquis : interpellation de criminels, destruction de fumoirs, saisie de médicaments falsifiés, renforcement du contrôle des frontières et amélioration de la collaboration avec les populations.


Face à des menaces qui n'ont pas disparu, la Police nationale se donne trois jours à Yamoussoukro pour affûter ses armes, pas seulement de tir, mais aussi d'analyse et de prévention. Entre la nécessité de sécuriser les populations et l'exigence de maintenir la confiance publique, le chemin est étroit. Mais c'est celui qu'emprunte désormais résolument la police ivoirienne, sous l'impulsion d'un ministre qui ne veut plus de réponses standardisées, mais des solutions sur mesure. Car au-delà des statistiques et des effectifs, c'est bien la capacité à anticiper le danger qui fera la différence. Et c'est tout l'enjeu de ce séminaire : transformer l'expérience du terrain en stratégies efficaces, pour que chaque citoyen, où qu'il se trouve, puisse vaquer à ses occupations en toute sérénité.