" Cette rencontre contribue à consolider la cohérence de l'ordre juridique dans l'espace de l'Union ", a affirmé le président Joachim Yua Koffi. Il a rappelé que la Cour de cassation attache une importance particulière aux relations avec la Cour de justice de l'UEMOA, institution majeure de l'architecture juridique communautaire chargée d'assurer l'interprétation et l'application uniforme du droit de l'Union. « Les juridictions nationales suprêmes jouent un rôle déterminant, en tant que juges du droit communautaire dans les ordres juridiques internes », a-t-il souligné.
Les échanges ont été portés sur les questions d'intérêt commun entre les deux institutions. Le président de la Cour de cassation a exprimé sa disposition à soutenir toutes les initiatives visant à promouvoir le dialogue des juges, le partage d'expériences et la diffusion du droit communautaire au sein des systèmes judiciaires nationaux. " Je félicite les nouveaux juges de la Cour de justice et espère que nos échanges approfondiront la coopération et l' articulation entre le droit communautaire et les droits nationaux", a-t-il déclaré.
Pour sa part, Kuami Gameli Lodonou a évoqué une possibilité de partenariat entre les deux institutions pour expliquer le droit communautaire aux acteurs judiciaires nationaux. Une initiative qui vise à mieux faire connaître les règles communautaires et à garantir leur application harmonieuse dans les huit États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.
Cette rencontre illustre la volonté affichée des deux juridictions de promouvoir une justice crédible et accessible pour les citoyens de l'espace UEMOA. Elle s'inscrit dans un contexte où la bonne gouvernance et l'État de droit sont des piliers essentiels de l'intégration régionale.
Dans le concert des juridictions nationales, la Cour de cassation de Côte d'Ivoire joue une partition essentielle : celle de la passerelle entre le droit interne et le droit communautaire. En accueillant la Cour de justice de l'UEMOA, elle rappelle que l'intégration régionale ne se limite pas aux marchés et aux monnaies, mais se construit aussi dans les prétoires, par la cohérence des jurisprudences et la circulation des savoirs juridiques. Car une justice qui ignore le droit de l’Union fragilise l’édifice communautaire. À l'inverse, des juges nationaux formés et sensibilisés au droit communautaire sont les garants d'un espace judiciaire unifié, où le citoyen peut revendiquer les mêmes droits de Dakar à Ouagadougou, de Bamako à Abidjan. C'est à cette œuvre patiente mais essentielle qui contribue désormais, main dans la main, les hautes juridictions ivoiriennes et communautaires.
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