Une session de formation pédagogique de dix jours a été lancée à Abidjan pour 1 800 enseignants contractuels en mathématiques et physiques, en vue de leur prise de fonction le 13 avril 2026.








Au total, 1 800 candidats ont été retenus à l’issue du processus de sélection, dont 1 300 en mathématiques et 500 en sciences physiques. Cette formation, d’une durée de dix jours, se déroule sur deux sites. Ainsi, les enseignants de mathématiques sont formés au Lycée technique et professionnel d’Ebimpé, tandis que ceux de sciences physiques suivent leur formation au CAFOP de Yamoussoukro.


Selon le ministre, cette initiative vise à renforcer les compétences pédagogiques des bénéficiaires afin de garantir un enseignement de qualité. En effet, il s’agit également d’encourager les filières scientifiques et de former, à terme, davantage de profils techniques nécessaires au développement du pays.


Par ailleurs, N’Guessan Koffi a assuré que le recrutement s’est fait sur des bases rigoureuses et transparentes, avec l’appui de partenaires nationaux et internationaux. Il a également précisé que cette première phase de formation sera suivie d’un renforcement durant les congés scolaires, avec un accent sur les insuffisances constatées.


En outre, le dispositif bénéficie de l’accompagnement de plusieurs structures, notamment la Société mathématique de Côte d’Ivoire et la Direction de la pédagogie et de la formation continue. L’École normale supérieure d’Abidjan interviendra également dans les prochaines étapes du processus.


De son côté, le président de la Société mathématique de Côte d’Ivoire, le professeur Saliou Touré, a salué cette collaboration. Il a indiqué que des supports pédagogiques adaptés aux différents cycles d’enseignement ont été élaborés pour aider les futurs enseignants à actualiser leurs connaissances et à mieux assurer leurs cours, y compris dans les zones dépourvues de documentation.


Après cette phase de formation, les enseignants seront déployés sur le terrain dès le 13 avril 2026. Ils feront ensuite l’objet d’un suivi pédagogique sur une période de deux ans, à l’issue de laquelle ils seront intégrés à la Fonction publique.


À travers cette initiative, le gouvernement entend apporter une réponse durable au déficit d’enseignants en sciences et renforcer la qualité de l’enseignement sur l’ensemble du territoire national.