Initiée par le  Conseil du Coton, de l'Anacarde et du Karité (CCAK)  en partenariat avec l' Agence néerlandaise pour le développement des importations (CBI)  , cette rencontre a pour ambition de définir une vision stratégique concertée pour le développement durable du secteur.


Le chef de mission adjoint des Pays-Bas,  Arthur Kibbelaar , a souligné la solidité du partenariat entre les deux pays, évoquant notamment le lancement récent de la plateforme  Orange Cashew Connect , destinée à renforcer la collaboration entre les acteurs de la filière. Il a annoncé qu'un nouveau programme, piloté localement, verra bientôt le jour pour réunir les parties autour de l'identification des priorités et des solutions pour un développement durable.


Kibbelaar a rappelé les acquis de quatre années de collaboration avec le CCAK, qui ont permis d'accompagner dix PME exportatrices vers le marché européen et d'améliorer leur accès au financement. Il a insisté sur la nécessité d'accélérer la transformation locale de l'anacarde, en phase avec les ambitions du gouvernement ivoirien. Les Pays-Bas, principal hub européen dans ce domaine, entendent ainsi soutenir la valorisation locale, la résilience des chaînes d'approvisionnement et l'amélioration des revenus des producteurs.


Représentant le directeur général du CCAK,  Simplice Gué  a exprimé la reconnaissance des autorités ivoiriennes pour l'appui constant du Royaume des Pays-Bas et du CBI. Il a mis en exergue un programme de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ayant permis de renforcer les capacités de 32 unités de transformation, dont dix ont atteint des standards internationaux tels que SMETA.


Les progrès enregistrés dans la filière sont remarquables. Le  taux de transformation locale est passé de 6 % à 43 % en une décennie , positionnant la Côte d'Ivoire parmi les leaders mondiaux du secteur. Simplice Gué a invité les participants à des échanges constructifs pour consolider ces acquis, relever les défis et promouvoir une valorisation accrue des produits dérivés du cajou, en vue de faire de la filière un modèle de développement agro-industriel durable.


À travers cet atelier, les acteurs entendent analyser les tendances du secteur, identifier les leviers stratégiques, favoriser la concertation et formuler des recommandations susceptibles d'orienter les politiques publiques et les investissements.



En une décennie, la Côte d'Ivoire est passée de simple productrice de noix brutes à un acteur majeur de la transformation. Le cap des 43 % de transformation locale est une fierté, mais c'est aussi une invitation à aller plus loin. Car derrière chaque noix de cajou transformée localement, ce sont des emplois créés, des revenus améliorés pour les producteurs et une valeur ajoutée qui reste dans le pays. L'atelier de Yamoussoukro marque une nouvelle étape : celle où l'on ne se contente plus de suivre les tendances mondiales, mais où l'on choisit de les anticiper. Avec ses partenaires néerlandais, la filière anacarde ivoirienne se donne les moyens de construire une vision à long terme, où l'excellence rime avec durabilité et où le leadership mondial se conjugue désormais avec une transformation locale accélérée. Le chemin est tracé. Reste à le parcourir ensemble.