D’abord, l’annonce a été faite par la procureure générale près le tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Navalona Rakotoniaina, qui a confirmé l’implication présumée de plusieurs profils, dont des officiers de l’armée malgache. Parmi eux figure un général, signe de la gravité de cette affaire qui secoue les cercles du pouvoir.


Ensuite, les autorités judiciaires ont indiqué que onze suspects ont été placés en détention provisoire, tandis que deux autres font l’objet d’un mandat d’arrêt. Le colonel Patrick Rakotomamonjy, seul mis en cause publiquement identifié, est présenté comme l’un des principaux instigateurs de ce projet de déstabilisation. Ancien responsable au sein de la présidence, il s’était récemment illustré par des accusations de corruption contre le régime en place, relayées sur les réseaux sociaux.


Par ailleurs, les investigations ont permis la saisie d’importantes sommes d’argent liquide, d’armes à feu ainsi que de preuves numériques, notamment des échanges via l’application WhatsApp. Les enquêteurs évoquent également la présence de près de 20 milliards d’ariarys sur des comptes bancaires personnels, fonds qui auraient servi à financer l’opération.


Cependant, ni la date exacte ni les modalités précises de ce coup d’État présumé n’ont été révélées à ce stade de l’enquête. Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile. En effet, en novembre dernier, deux ressortissants étrangers avaient été interpellés dans une affaire distincte liée à un projet d’assassinat visant le chef de l’État.


Au final, ce nouveau dossier met en lumière les tensions persistantes au sommet de l’État malgache et souligne les défis sécuritaires auxquels les autorités doivent faire face pour garantir la stabilité des institutions.