La santé africaine ne se fera plus sans l'Afrique. C'est le message porté par Pierre N'Gou Dimba à Genève. Le ministre ivoirien de la Santé s'est exprimé le 17 mai 2026 lors de la 28e édition des Rencontres Francophones de la Santé, placée sous le thème : "Innovation mondiale : les nouvelles cartes de la santé ; quand les enjeux géopolitiques bouleversent l'accès à l'innovation dans le monde".


Face à plusieurs ministres de la Santé, experts internationaux et acteurs majeurs de l'industrie pharmaceutique, le ministre a plaidé pour une rupture décisive. "Ce qu'il faut maintenant pour nos pays, c'est mettre en place l'écosystème pour accueillir nos jeunes talents, construire des systèmes de santé avec les nouvelles technologies et les innovations nécessaires pour garantir à nos populations sans distinction les mêmes standards de soins qu'en Europe ou aux États-Unis ", a-t-il déclaré.


Selon lui, les pays africains doivent désormais construire leurs propres écosystèmes de santé à travers la recherche, la formation, l'innovation, la régulation pharmaceutique, le partage des données sanitaires et le développement des industries locales. L'urgence pour le continent est d'investir durablement dans la souveraineté sanitaire.


"Pris individuellement, nos pays demeurent fragiles, mais ensemble nous pouvons construire une véritable souveraineté sanitaire africaine", a exhorté le ministre.


Cette dynamique s'inscrit pleinement dans la vision du président Alassane Ouattara, qui ambitionne de bâtir une grande Côte d'Ivoire avec un système de santé moderne, performant, innovant, accessible et résilient au service des populations.


À Genève, Pierre N'Gou Dimba a porté haut la voix de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique. Son message est clair : fini les systèmes de santé calqués sur d'autres modèles. Place à l'innovation, à la recherche et aux industries locales. Ensemble, les pays africains peuvent construire leur souveraineté sanitaire. La vision du président Alassane Ouattara y trouve un écho naturel. Reste à passer de la parole aux actes. Les populations, elles, attendent des soins de qualité, ici et maintenant.