Donner une seconde chance à la jeunesse. C'est l'ambition du gouvernement ivoirien à travers le renforcement des centres de service civique. Dans ces structures, les pensionnaires bénéficient d'un encadrement structuré, fondé sur la discipline, le respect des règles et l'apprentissage de la citoyenneté.


Les jeunes qui n'ont pas été scolarisés suivent des cours d'alphabétisation pour faciliter leur apprentissage et leur insertion. "J'apprends la couture et savoir lire et écrire me permet de pouvoir prendre les mesures en toute autonomie ", témoigne Joëlle Kouassi, pensionnaire.


Les jeunes sont ensuite orientés vers des formations qualifiantes dans divers secteurs : cuisine, élevage, couture, coiffure, maquillage ou encore les métiers du BTP.


"Mes parents m'ont inscrit au centre de service civique pour m'aider à me recadrer sur le plan comportemental. Et comme je suis passionné de mécanique, j'ai choisi la filière BTP pour apprendre le métier ", explique Fidèle Otto, stagiaire volontaire.


L'objectif est clair : transmettre des valeurs citoyennes et offrir une seconde chance d'insertion professionnelle. Les résultats sont au rendez-vous. En 2025, 55 496 jeunes ont bénéficié des dispositifs du service civique à l'échelle nationale.


55 496 jeunes en 2025. Derrière ce chiffre, des vies qui se reconstruisent. Le service civique ivoirien redonne espoir à ceux qui en avaient perdu. Discipline, formation, insertion : la recette semble fonctionner. Et si la clé de la cohésion nationale se trouvait là, dans ces centres où des jeunes apprennent à devenir des citoyens responsables ? Une belle dynamique à saluer. Et à amplifier.