Le bras de fer s'intensifie entre le SYNABEPAM et les autorités. Le secrétaire général du syndicat, Madjou Glé Henri Joël, a fermement contesté la qualification de "trouble à l'ordre public" retenue contre les agents syndicalistes interpellés.
"Une lutte syndicale où nous avons demandé à nos camarades de participer sans armes mais plutôt avec des pancartes ne peut être assimilée à un trouble à l'ordre public", a déclaré le responsable syndical. Il a rappelé que le SYNABEPAM a respecté toutes les procédures en la matière, allant jusqu'à maintenir son mot d'ordre de grève pour donner place au dialogue.
Les revendications portent sur le paiement des indemnités contributives au logement et la prise en compte de l'ensemble des doléances du syndicat." Nous avons plus de 20 agents syndicalistes arrêtés pour avoir manifesté leur droit de grève. Le SYNABEPAM exige leur libération immédiate et sans délai", a martelé Madjou Glé Henri Joël.
Par conséquent, le syndicat invite tous les agents à cesser toute activité jusqu'à ce que leurs camarades soient libérés.
Pancartes contre menottes. Le SYNABEPAM refuse l'escalade, mais dénonce ce qu'il considère comme une criminalisation du droit de grève. Vingt agents arrêtés, un mot d'ordre de cessation d'activités, des indemnités contributives au logement au cœur du conflit. Le dialogue a été suspendu, la rue a repris ses droits. Reste à savoir si la voie judiciaire ou la médiation permettra de dénouer la crise. En attendant, le port ivoirien pourrait bien voir son activité ralentir. Les cargaisons, elles, n'attendent pas. Et les exportateurs non plus.
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