Dans une lettre envoyée au ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division de la Banque mondiale pour la Côte d'Ivoire, le Togo, le Bénin et la Guinée, relève plusieurs avancées enregistrées au titre de cette évaluation.


La progression ivoirienne repose notamment sur les performances réalisées dans quatre grands domaines. En matière de gestion économique , la Banque mondiale souligne les efforts de consolidation budgétaire, la réduction des déséquilibres, l'amélioration des performances fiscales ainsi que la solidité de la gestion de la dette au cours des trois dernières années.


Les politiques structurelles présentent également des avancées, notamment dans la stabilité financière, la régulation des marchés des facteurs, ainsi que dans les secteurs du foncier et du travail.


Sur le volet de l'inclusion sociale et de l'équité , l'institution relève une meilleure priorisation des dépenses publiques et les efforts consacrés à l'éducation, à la formation, à l'alphabétisation et à la protection sociale des populations vulnérables. Les services de proximité et la participation communautaire figurent également parmi les progrès enregistrés.


Par ailleurs, la gestion du secteur public connaît une évolution positive, particulièrement dans l'administration fiscale et centrale ainsi que dans la coordination de la gestion des ressources humaines.


Toutefois, la Banque mondiale identifie un point de vigilance concernant la facilitation du commerce . La performance dans ce domaine s'est dégradée, notamment en raison de difficultés liées à la logistique aux frontières et au temps de séjour des conteneurs à l'importation.


Pour consolider les acquis, l'institution recommande à la Côte d'Ivoire de renforcer ses efforts dans le financement, l'amélioration du climat des affaires, les normes du travail et la facilitation du commerce. Elle préconise également de poursuivre les actions destinées à améliorer l'efficacité du secteur public, l'impact des politiques sociales et la prévention de la captation de l'action publique par des intérêts privés.


La Banque mondiale a, en outre, indiqué que les scores des pays éligibles à l'Association internationale de développement (IDA) seront publiés conformément à sa politique d'accès à l'information. Les données concernant la Côte d'Ivoire doivent figurer en annexe du rapport. L'institution s'est également déclarée disposée à accompagner les autorités ivoiriennes dans la vulgarisation de ces résultats à travers des séances de présentation.


Avec ce score de 4,0, la Côte d'Ivoire enregistre ainsi une nouvelle progression dans l'évaluation de ses politiques et institutions publiques. Au-delà du classement, les résultats mettent en évidence surtout les acquis à consolider et les réformes à accélérer pour maintenir cette dynamique.