Arrivée en Côte d’Ivoire le 8 octobre, une délégation de groupes internationaux a présenté ses compétences en ingénierie, en construction, en financement et en transfert de savoir-faire. À l’initiative du directeur pays d’AVG Côte d’Ivoire, ces acteurs ont été mis en relation avec le CNP-PPP, institution impliquée dans le développement des partenariats public-privé.


La séance de travail, tenue le vendredi 9 octobre de 11 h à 12 h 30, a réuni des représentants de l’institution, notamment son conseiller Diarra et une juriste. Les discussions ont porté sur l’approche proposée et sur les possibilités de collaboration dans le respect des mécanismes ivoiriens encadrant les partenariats public-privé.


Cette rencontre constitue une première étape de dialogue entre les institutions nationales et des partenaires susceptibles d’apporter des solutions techniques et financières aux projets structurants du pays. Elle ne signifie toutefois pas qu’un accord de financement ou un contrat a été conclu.


Le modèle EPC+F, pour Engineering, Procurement, Construction and Financing, associe l’ingénierie, les approvisionnements, la construction et le financement d’un projet. Selon le montage contractuel retenu, des missions d’exploitation ou de gestion peuvent également être confiées au partenaire privé.


L’intérêt de cette formule réside dans la possibilité de réunir plusieurs compétences au sein d’un même dispositif et de mobiliser des financements privés pour réaliser des infrastructures. Elle pourrait ainsi offrir des options supplémentaires à la Côte d’Ivoire, confrontée à d’importants besoins d’investissement dans les transports, l’énergie, l’eau et l’assainissement, les infrastructures urbaines et les équipements industriels.


Cependant, le recours à l’EPC+F ne garantit pas, à lui seul, une réduction des dépenses publiques. Les résultats dépendent notamment des conditions de financement, du partage des risques, des garanties accordées et des obligations financières que l’État pourrait assumer à long terme.


Au-delà de la mobilisation des capitaux, l’enjeu est de construire des accords équilibrés qui protègent les intérêts de l’État et assurent la viabilité économique des projets.


Dans un montage bien structuré, le partenaire privé peut prendre en charge une partie des risques liés à la conception, aux coûts de construction, aux retards ou aux performances techniques. En contrepartie, les autorités doivent examiner attentivement les modalités de remboursement, les garanties éventuelles, le coût global de l’opération et les responsabilités de chaque partie.


Une évaluation technique, juridique et financière approfondie reste donc indispensable. La transparence des procédures, la crédibilité des investisseurs et la soutenabilité des engagements doivent guider toute décision, afin que les infrastructures réalisées produisent des bénéfices durables pour les populations.


Dans le cadre du PND 2026-2030, la Côte d’Ivoire entend poursuivre sa transformation économique et renforcer ses équipements structurants. La diversification des sources de financement apparaît, dans cette perspective, comme une piste à explorer pour répondre aux besoins d’investissement.


À travers cette initiative, AVG Côte d’Ivoire affirme vouloir faciliter les échanges entre les institutions nationales et les partenaires internationaux. Son rôle consiste notamment à rapprocher les compétences disponibles des priorités de développement du pays et à favoriser l’examen de solutions adaptées.


La rencontre du 9 octobre ouvre ainsi une discussion sur les possibilités offertes par le modèle EPC+F, sans préjuger des décisions qui relèvent des autorités compétentes.


L’enjeu sera désormais de transformer les possibilités présentées en projets solides, financés dans des conditions maîtrisées et capables de soutenir durablement le développement de la Côte d’Ivoire.