La Côte d’Ivoire poursuit ses efforts en matière de transparence et de bonne gouvernance. Dans cette dynamique, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance entend renforcer les échanges entre les structures qui interviennent dans le processus de traitement des déclarations de patrimoine.
L’atelier ouvert le 13 octobre 2026 au siège de l’institution, à Cocody Riviera Golf 4, vise à améliorer la coordination entre les administrations publiques et les acteurs du secteur financier. Les travaux doivent permettre d’aborder les modalités de traitement des déclarations et les conditions d’une collaboration plus efficace entre les différentes parties prenantes.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Maître Assi Emmanuel, membre du Conseil de la HABG. Il représentait le président de l’institution, Épiphane Zoro Bi Ballo.
La déclaration de patrimoine constitue un instrument de prévention de la corruption. Elle permet de disposer d’informations sur les biens et intérêts patrimoniaux des personnes assujetties, conformément aux obligations prévues par les textes applicables.
Son efficacité dépend toutefois de plusieurs facteurs : la qualité des informations déclarées, le respect des obligations de déclaration et la capacité des organismes compétents à traiter les données dans le cadre légal prévu.
En réunissant des représentants des administrations publiques, des banques et des établissements financiers, la HABG entend favoriser une meilleure compréhension des rôles de chaque acteur dans cette chaîne de contrôle.
Cette coopération peut contribuer à faciliter les échanges d’informations autorisés par la loi et à améliorer le traitement des déclarations. Elle doit néanmoins s’exercer dans le respect des règles de confidentialité, de protection des données et des procédures applicables.
Dans son discours prononcé au nom du président de la HABG, Maître Assi Emmanuel a rappelé l’importance de la déclaration de patrimoine dans le dispositif national de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées.
La participation des banques et des établissements financiers souligne la place du secteur financier dans les mécanismes de prévention des pratiques illicites. Ces structures sont soumises à des obligations réglementaires propres, notamment en matière de conformité et de lutte contre le blanchiment de capitaux.
L’enjeu de l’atelier est de mieux articuler les interventions des différents acteurs, sans confondre leurs responsabilités respectives. Les administrations publiques, les institutions chargées du contrôle et les établissements financiers doivent agir dans le cadre de leurs compétences et des dispositions légales en vigueur.
Une coordination plus efficace peut aider à clarifier les procédures, à identifier les difficultés rencontrées dans le traitement des déclarations et à renforcer les capacités des personnes chargées de leur suivi.
Pour les citoyens, l’objectif plus large est de contribuer à une gestion plus transparente des affaires publiques. La prévention de la corruption participe à la confiance dans les institutions et à la protection des ressources publiques. Elle ne repose toutefois pas sur un seul mécanisme : elle nécessite également des contrôles effectifs, des procédures fiables et l’application des sanctions prévues en cas d’infraction.
Prévu du 13 au 16 octobre 2026, l’atelier doit offrir aux participants un cadre d’échanges sur les modalités de traitement des déclarations de patrimoine et sur les moyens de renforcer la collaboration entre les structures concernées.
Les conclusions de cette rencontre permettront d’apprécier les mesures envisagées pour améliorer les procédures et la coordination entre les acteurs. Les informations disponibles ne précisent pas encore les recommandations finales ni les éventuelles mesures opérationnelles retenues à l’issue des travaux.
En organisant cet atelier, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance réaffirme l’importance de la déclaration de patrimoine dans la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite. Le défi sera désormais de traduire les échanges en pratiques de contrôle efficaces, conformes à la loi et capables de renforcer durablement la transparence dans la gestion publique.
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