Objectif : permettre aux États membres de compenser jusqu'à 70 % du surcoût lié à l'augmentation du prix des carburants et des engrais.
Les secteurs prioritaires sont les agriculteurs, les transporteurs et les pêcheurs. Selon la commissaire européenne à la concurrence, Teresa Ribera, cette mesure pourrait "faire la différence entre la survie et la faillite pour des milliers d'entreprises ".
L'UE met également en place un dispositif simplifié pour verser jusqu'à 50 000 euros d'aide forfaitaire, afin d'éviter que les pays ne contreviennent aux règles européennes alors que les mesures se multiplient : baisse de fiscalité sur les carburants, plafonnement des prix, aides ciblées.
Mais tout n'est pas permis. Bruxelles a demandé à la Hongrie et à la Slovaquie de supprimer leurs mesures de préférence nationale sur le carburant, qui appliquent des tarifs plus bas aux véhicules immatriculés localement. Les deux gouvernements disposent de deux mois pour s'y conformer.
Entre la survie des entreprises et le respect des règles de concurrence, l'UE tente un équilibre délicat. En assouplissant temporairement son cadre, elle donne un ballon d'oxygène aux secteurs les plus exposés. Mais à Budapest comme à Bratislava, le rappel à l'ordre de Bruxelles montre que la solidarité européenne a aussi ses limites. La flambée de l'énergie n'a pas fini de bousculer les équilibres du Vieux Continent.
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