Pendant deux jours, universitaires, chercheurs, étudiants et acteurs institutionnels ont réfléchi aux modèles de développement capables de concilier croissance économique, justice sociale et protection de l’environnement.


Organisées par le G-MARX du Département de philosophie de l’Université Alassane Ouattara, ces assises étaient placées sous la présidence du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, autour du thème : "économie solidaire, préservation de l’environnement et des eaux et forêts : quelles alternatives locales pour la croissance économique et le développement durable en Afrique ?".


La leçon inaugurale a été prononcée par le Conservateur Général Lucien Kouassi, Directeur Général des Forêts et de la Faune, représentant le ministre empêché pour des raisons d’agenda.


Dans son intervention, il a dressé un état des lieux préoccupant des ressources forestières, fauniques et hydriques, aussi bien à l’échelle mondiale qu’en Côte d’Ivoire. Il a souligné que ces ressources essentielles au bien-être des populations et au développement économique restent fortement menacées par la déforestation, la pression démographique, l’exploitation abusive et les effets du changement climatique.


Face à ces défis, Lucien Kouassi a exhorté les participants à engager des réflexions approfondies afin de faire émerger des solutions locales durables et adaptées aux réalités africaines.


Le Directeur Général des Forêts et de la Faune a particulièrement insisté sur le potentiel de l’Économie Sociale et Solidaire comme alternative crédible aux modèles classiques de développement fondés sur l’exploitation intensive des ressources naturelles.


Selon lui, cette approche présente des atouts importants en matière d’inclusion sociale, de valorisation des initiatives communautaires et de gestion durable des ressources. Toutefois, il a précisé que son efficacité dépendra de plusieurs conditions, notamment la mise en place de cadres institutionnels adaptés, l’accès à des mécanismes de financement appropriés, le renforcement des capacités des acteurs locaux et une meilleure coordination entre les différentes parties prenantes.


À travers ces Journées Scientifiques Marx, l’Université Alassane Ouattara entend ainsi contribuer à nourrir le débat sur les politiques de développement durable et encourager l’émergence de solutions innovantes pour la préservation des ressources naturelles en Afrique.