Placé sous le thème "Des zones d’énergie verte aux circonscriptions d’énergie verte : valider le cadre d’investissement, mobiliser les financements verts et tirer les enseignements du terrain", cet atelier a réuni parlementaires, acteurs publics, partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants du secteur privé . La Côte d’Ivoire fait partie des quinze pays africains sélectionnés pour ce programme, aux côtés du Botswana, du Ghana, du Kenya, du Nigeria, du Rwanda, du Sénégal, de la Tanzanie et de la Zambie, entre autres .
La première journée a été consacrée à des échanges approfondis sur les mécanismes de financement vert, les outils de budgétisation climatique et les opportunités d’investissement dans les énergies renouvelables . Les participants ont également examiné la feuille de route des zones d’énergie verte ainsi que le portefeuille de projets identifiés dans ce domaine, dans un contexte où la Côte d’Ivoire ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 45 % du mix électrique dès 2030 .
Le président de la section ivoirienne du Parlement du climat, Yacouba Sangaré, a rappelé l’engagement du pays à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 33,7 % d’ici 2035 sur fonds propres, avec un objectif pouvant atteindre 74 % avec un appui international . "L’investissement vert n’est plus une option, c’est un levier d’emploi, de souveraineté énergétique et de résilience", a-t-il insisté, soulignant que les cibles de 2030 doivent créer des milliers d’emplois verts dans le solaire, la maintenance, l’industrie et le reboisement .
La représentante du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a salué le choix de la Côte d’Ivoire pour abriter le Bureau régional du Fonds vert pour le climat pour l’Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre, une opportunité qui constitue "un signal fort dans le sens de la mobilisation des ressources financières climatiques" .
La deuxième journée de l’atelier a été consacrée à une visite du mini-réseau solaire de Dibykro, dans la région de Tiassalé, dans le cadre du programme Éclair Ivoire . Cette immersion sur le terrain a permis aux parlementaires de découvrir les réalisations concrètes d’une circonscription d’énergie verte et de tirer des enseignements pour leurs propres circonscriptions. À travers cet atelier, les parlementaires ivoiriens renforcent leur rôle de catalyseurs dans la transition énergétique du pays. Comme l’a souligné la directrice générale du Parlement du climat, Léa Hillaireau, l’objectif est désormais de "traduire en actions concrètes pour les parlementaires les discours des grandes instances internationales, comme les COP, afin que les projets soient investissables par des investisseurs domestiques et internationaux " . Une ambition qui place la Côte d’Ivoire sur la voie d’un développement économique sobre en carbone et résilient face aux défis climatiques.
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